Décodeur de cotes

Là où la commission est la plus forte, elle est invisible

Le résultat d’un match est la vitrine : marché très regardé, très comparé, donc peu cher. Le reste de la page d’un match obéit à une logique différente, et c’est là que se joue l’essentiel.

Les marchés à deux issues

Buteur à tout moment, plus ou moins de 2,5 buts, les deux équipes marquent : même arithmétique que le résultat du match, avec deux issues au lieu de trois.

Un marché à deux issues

Le fait central

La commission sur les marchés annexes est structurellement deux à quatre fois supérieure à celle du résultat du match. Moins de volume, pas d’argent informé pour corriger le prix, donc aucune pression à la baisse. Le parieur qui délaisse le 1N2 pour un marché « plus fin » paie la commission la plus chère du site.

Le problème des cotes de buteur

Sur la plupart des interfaces, seule la cote « marque » est affichée. La cote « ne marque pas » n’existe nulle part. Sans les deux côtés du livre, la somme des probabilités est incalculable — et donc la commission aussi.

Ce n’est pas un prix élevé qu’on dénonce ici : c’est un prix rendu invisible par la construction même de l’interface. On ne peut pas comparer ce qu’on ne peut pas mesurer.

Le contournement

Un seul recours : relever la même cote chez plusieurs opérateurs. L’écart entre eux ne donne pas la commission, mais il en donne un plancher. Si le plus généreux était parfaitement équitable — ce qu’il n’est pas — le moins généreux prélèverait au moins l’écart.

La même cote buteur, relevée ailleurs

Les créa-paris (combinés dans un même match)

Historiquement, combiner plusieurs sélections d’un même match était interdit. La raison est simple : ces sélections sont corrélées. Si une équipe gagne, la probabilité que son attaquant ait marqué augmente. Multiplier les deux probabilités comme si elles étaient indépendantes sous-estime la probabilité conjointe, et produit donc une cote trop généreuse.

Les créa-paris autorisent ces combinaisons, en repricant les sélections. Combien ? Personne ne le sait, hors de l’opérateur.

Un créa-pari à deux jambes

Quel lien entre les deux sélections ?

Ce qu’il faut retenir de ce calculateur

Déplacez le curseur de corrélation : la commission estimée change du tout au tout, et rien dans l’interface d’un site de paris ne permet de savoir où le placer. C’est le résultat. Sur un créa-pari, le parieur n’est pas face à un prix élevé : il est face à un prix qu’il n’a aucun moyen d’évaluer. C’est ce qui en fait le produit le plus rentable du secteur.

Le cas inverse

Sur un combiné classique portant sur plusieurs matchs, certaines sélections sont négativement corrélées. Elles sont pourtant vendues au produit simple des probabilités, qui surestime alors la probabilité conjointe : la cote est trop basse, et personne ne le corrige. La règle générale tient donc dans les deux sens — l’écart profite toujours au même côté du comptoir.

Une limite qu’il faut annoncer

Il n’existe pas de source historique gratuite et fiable sur les cotes de buteur ni sur les créa-paris. Les bases publiques couvrent le résultat, les totaux de buts et le handicap. Cette page fonctionne donc en saisie manuelle seulement, et le module de données historiques se limite aux marchés principaux. Ce site ne promet pas un historique qu’il ne peut pas produire.